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N° 5 / 2022

UN SAIN VOYAGE DANS LE TEMPS – LA PLUS ANCIENNE PHARMACIE DE SUISSE | PHARMACIE HOMÉOPATHIQUE POUR ENFANTS | BLESSURES PUNIES | LORS DE PIQÛRES D’INSECTES | L’AFFIRMATION DE SOI A UN EFFET PROTECTEUR | SUCRE REMPLACEMENT NATUREL | SENSIBILISATION NUMÉRIQUE | CORS AUX PIEDS | LA DOULEUR EXPLIQUE | GOUTTES DE CIRCULATION HOMÉOPATHIQUE | QUAND LE CERVEAU OUBLIE L’AUDITION | ALIMENTATION DES ENFANTS | BERBÉRINE | CONTRE LE MYCOSE VAGINALE | LA MAGIE DE LA VOIX | CONSTIPATION EN VOYAGE | GRINCEMENTS DE DENTS | POUR UNE FONCTION NORMALE DES MUSCLES | CHAUSSURES BONNES POUR LA SANTÉ | CHANCE ET MALCHANCE | GARDER CONFIANCE MALGRÉ LE CANCER | GEMMOTHÉRAPIE, CHÊNE PÉDONCULÉ | HOMÉOPATHIE POUR LES ENFANTS | CONSERVER UNE FLORE VAGINALE SAINE | DÉJEUNER POUR PASSER UNE BONNE JOURNÉE | PROTECTION SOLAIRE MODERNE | EN CAS DE DOULEURS ET D’INFLAMMATIONS | L’ÉDUCATION SEXUELLE | POUR LE FONCTIONNEMENT NORMAL DU CERVEAU | EN UN MOT | C’EST À LA MODE MAINTENANT | QUAND L’ESTOMAC BRÛLE | TABAGISME PASSIF | SPRAY NASAL | RECETTE | BIEN SE BROSSER LES DENTS | POUR UNE MEILLEURE FONCTION HÉPATIQUE | DES GENOUILLÈRES MÉDICALEMENT | SOJA & CIE | POUR TOUS LES MAUX BUCCAUX | POUR LA RÉGÉNÉRATION DES MUSCLES

Qui est «on»? Il m’a

Qui est «on»? Il m’a expliqué au moins cinq fois que l’«on» utilisait maintenant de nouveaux appareils. Cela m’incite à poser, – je dois bien l’avouer –, une question assez méchante. Je lui demande qui est, en réalité, le «on» dont il parle. «Hum, hum... bégaie-t-il, eh bien, les gens qui viennent acheter un nouvel appareil dans mon magasin. «Mais quels gens? lui ai-je demandé. – Mais mes clients, les gens qui utilisent des téléphones portables, et de nos jours presque tout le monde a un téléphone portable.» Il est facile de constater que le vendeur n’a guère envie de tenir un discours philosophique. Ce qu’il veut, c’est me vendre un nouvel appareil. Je ne veux pas tout de suite abandonner et je lui pose encore une question: «À partir de combien de personnes peut-on officiellement parler de «on»? Ou concrètement: «Si, par exemple, deux mille personnes utilisent un tel appareil en Suisse, peut-on déjà dire «on utilise»? Oh … c’est maintenant que cela se corse. Lentement, le vendeur hausse ses sourcils derrière ses lunettes noires, surdimensionnées, et commence à respirer profondément. C’est évident que je l’agace. Eh pas qu’un peu. Bon, je pense que je ne suis pas venu ici pour philosopher avec lui. Il a vraisemblablement d’autres choses à faire et moi aussi d’ailleurs. Mais, j’ai encore un atout dans ma manche et je vais maintenant le jouer: «Je connais au moins trois personnes qui utilisent le même appareil que moi.» J’ai encore voulu lui dire cela pour mettre de l’eau dans sa «tendance moderne». Il l’entend et se met à sourire. Le vendeur est en fait un homme très aimable. La seule chose qui nous sépare est notre opinion sur les appareils modernes et notre intention d’en faire profiter le client dès maintenant. Je le sais, je ne suis pas une personne moderne, et je n’utilise pas forcément ce que l’on utilise couramment. J’insiste – conformément à mon esprit têtu – sur mon droit à un peu d’individualité et j’achète l’appareil qui correspond à mes attentes. Qu’il soit moderne ou pas ne joue aucun rôle déterminant pour moi. Je me comporte de la même manière quand il s’agit de l’achat de nouveaux pantalons, d’une nouvelle chemise ou de nouvelles chaussures. J’ai déjà eu des discussions similaires dans des boutiques d’habits ou de chaussures. Les pantalons doivent toujours me plaire d’abord et ensuite être confortables à porter. Qu’ils soient modernes et que l’«on» porte encore de tels pantalons n’a pratiquement aucune importance pour moi. Sans carte En sortant du magasin de téléphones portables, je dois encore faire quelques achats. Je parcours deux grands distributeurs et je sais, avant même de me présenter à la caisse, que l’on va me poser pour la énième fois la même question, à savoir: «Avez-vous une carte de fidélité?» Depuis des années déjà, ces cartes de fidélité existent dans presque chaque magasin et bien que l’«on» possède en général cette carte, moi-même, je ne l’ai toujours pas. Et je ne l’aurais d’ailleurs jamais. Je n’en veux pas aux vendeurs de me poser à chaque fois la même question bien que certains d’entre eux me connaissent depuis longtemps. Ils sont probablement obligés de poser cette question. Mais ce qui me frappe toujours est le regard étonné du vendeur quand je lui déclare que je ne possède aucune carte de fidélité. De nos jours, on «a» tout simplement une carte, mais moi je ne l’ai pas. Elle ne me manque pas non plus, je peux très bien vivre sans elle. Exactement, comme je peux très bien vivre avec mon téléphone portable qui est passé de mode. Quand je l’utilise pour téléphoner ou pour écrire un message, personne de l’autre côté ne s’est encore plaint… Rythme excessif Non, non, je n’ai rien contre la mode. Je sais aussi que le monde évolue constamment et que cela n’est pas fondamentalement mauvais. Qui d’entre nous voudrait se promener avec les mêmes «fringues» que nos ancêtres du XIe siècle? Mais ce qui est important pour moi est de décider moi-même ce qui doit changer ou ce qui ne doit pas changer dans ma vie. En outre, je suis persuadé que malgré la nécessité du changement constant, nous devrions faire un peu attention au rythme. Est-ce que tout cela doit toujours changer à une vitesse vertigineuse? D’ailleurs, les choses vont parfois trop vite pour moi, en ce qui concerne certains appareils techniques. À peine ai-je acheté un appareil qu’il se révèle parfois déjà obsolète. Qu’en est-il de la durabilité? Ne pourrait-on pas en faire un peu plus? Je ne suis pas seul En raison de mon aversion liée à la mode en constante évolution, j’ai déjà pensé que quelque chose n’allait pas bien chez moi. Mais heureusement, je ne suis pas le seul à résister à ce que l’on appelle le «moderne». Ainsi, Peter Altenberg disait déjà: «La mode est un crime esthétique en soi. La mode ne cherche pas le bien définitif, ce qui est beau et fonctionnel, elle veut toujours quelque chose d’autre, quelque chose de plus moderne.» Comme il a raison! Et Henry David Thoreau a lui aussi vu clair dans son jeu: «Chaque génération rit des vieilles modes. Mais elle les suit fidèlement, ces nouvelles modes.» Oui, exactement, ce que l’on veut aujourd’hui est ce dont on rira bientôt. Clint Eastwood l’a bien résumé en déclarant: «La société nous a persuadés que nous devions, la vie durant, ressembler à un mannequin de 18 ans. Mais personnellement, je pense que je peux tout aussi bien être celui que je suis.» Cela fait longtemps que j’ai décidé d’être celui que je suis. Et je continuerai donc à n’acheter que ce qui me convient et que ce qui me plaît, indépendamment de la question de savoir si mon choix suit la mode. Albin Rohrer 38 Pharmacie chez soi 5-2022

Quand l'estomac brûle Un adulte sur cinq souffre au moins occasionnellement de brûlures d’estomac. Dans ce cas, l’acide gastrique remonte dans l’œsophage et y provoque des douleurs désagréables. Il faut réagir vite. Voici comment garder l’acidité gastrique sous contrôle. Quand l’acide gastrique remonte dans l’œsophage, il en irrite la muqueuse, provoquant une sensation de brûlure qui peut s’étendre du creux de l’estomac jusqu’au sternum, voire jusqu’à la gorge. On parle aussi de remontées acides. Elles peuvent avoir différentes causes. Des repas trop copieux ou trop vite avalés, par exemple, favorisent la remontée d’acide gastrique, de même que certaines substances irritantes comme le café ou l’alcool. Des vêtements trop serrants peuvent aussi favoriser les brûlures d’estomac. Le stress et les problèmes d’ordre psychique sont d’autres causes possibles. L’origine du problème L’acide gastrique sert à la digestion. Grâce aux mouvements de la paroi gastrique, les sucs digestifs se mêlent aux aliments ingérés et les décomposent en leurs plus petits constituants. Un muscle appelé sphincter veille à ce que le contenu acide de l’estomac ne remonte pas dans l’œsophage. Mais c’est justement ce qui se passe de temps en temps: si l’estomac est trop rempli, comprimé ou irrité, l’acide gastrique peut se retrouver dans l’œsophage, créant la sensation de brûlure. Une source d’irritation répétée Des brûlures d’estomac occasionnelles sont généralement bénignes et rentrent vite dans l’ordre mais peuvent aussi survenir dans le cadre d’un reflux pathologique, d’une maladie gastrique ou d’une autre maladie, par exemple du diaphragme. Si les remontées acides sont fréquentes, l’œsophage est de plus en plus irrité et peut s’enflammer. C’est pourquoi des brûlures d’estomac récurrentes nécessitent un avis médical. La prévention idéale Pour protéger l’estomac et prévenir la remontée d’acide gastrique dans l’œsophage, il est recommandé de faire des repas peu copieux et de limiter les aliments gras, sucrés ou acides. L’alcool et la nicotine sont des irritants. Mieux vaut y renoncer complètement si possible. Réduire le stress contribue aussi à protéger l’estomac, qui peut y être sensible. Un soutien bienvenu Mais il n’est pas toujours possible de prévenir les brûlures d’estomac. Quand elles sont là, il faut agir vite. La douleur et l’inconfort peuvent déjà être atténués en position debout. La position verticale permet à l’acide gastrique de redescendre plus facilement dans l’estomac. Il existe en outre un certain nombre de traitements médicamenteux. On fait souvent appel à des préparations à base de pantoprazole, une molécule qui fait partie de la famille des inhibiteurs de la pompe à protons et qui régule la production d’acide gastrique. Elle diminue les brûlures d’estomac en empêchant l’estomac de «déborder». Les pompes à protons sont des protéines présentes dans la muqueuse gastrique qui sont nécessaires à la production d’acide gastrique. Le pantoprazole bloque leur fonctionnement et diminue ainsi la production d’acide par l’organisme, ce qui réduit le risque de remontées acides dans l’œsophage. Conseil produit Pour traiter rapidement les brûlures d’estomac et les renvois d’acide Ceci est un médicament autorisé. Lisez la notice d’emballage. axapharm ag, 6340 Baar Pharmacie chez soi 5-2022 39

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